Il est aisé d'aller à pied, quand on tient son cheval par la bride. Il est moins honteux d'être trompé par ses amisQue de s'en méfier. Il est plus aisé de bâtir des cheminées, Que d'en tenir une chaude. Il faut avoir le coeur haut, eût-on la fortune basse. Il faut avoir plus d'une corde à son arc. Il faut prendre la balle au bond. Il faut prendre le bénéfice avec ses charges. Il faut savoir obéir avant que de commander. Il faut se prêter à autrui, Et ne se donner qu'à soi. Il faut tondre les brebis, et pas les écorcher. Il ne fait pas bon battre un homme la veille de sa mort. Il ne faut pas acheter chat en poche. Il ne faut pas aller au bois sans cognée. Il ne faut pas faire marcher les boeufs d'un autre Plus vite qu'il ne veut. Il ne faut pas laisser croître l'herbe sur le chemin de l'amitié. Il ne faut pas qu'on voit jamais le fond de notre bourse. Il ne faut pas réveiller le chat qui dort. Il ne faut pas se moquer des chiens qu'on ne soit hors du village. Il ne faut pas tuer son chien pour une mauvaise année. Il n'est bois si vert qui ne s'allume. Il n'est chasse que de vieux chiens. Il n'est chère que d'avaricieux. Il n'est de si petit buissons, Qui ne porte ombre. Il n'est meilleur ami ni parent, que soi-même. Il n'est point de petites affaires. Il n'est que de vivre pour apprendre. Il n'est sauce que d'appétit.
Il n'est si bon charretier qui ne verse.
Il n'est si bon cheval qui ne bronche. Il n'est si petit chat qui n'égratigne. Il n'y a guère de chagrins raisonnables. Il n'y a pas de petit chez soi. Il n'y a que la première bouteille qui soit chère. Il n'y a si bons amis qui ne se quittent. Il n'y a toujours que trop de chiens autour d'un os. Il y a plus de fous acheteurs Que de fous vendeurs. Jamais bon cheval ne devient rosse. Jamais par le bras d'autrui, Grands Etat n'ont été conquis. La bouche parle de l'abondance du coeur. La caque sent toujours le hareng. La chandelle qui va devant, éclaire mieux que celle qui va derrière. La chèvre est la vache du pauvre. La guérison n'est jamais si prompte que la blessure. L'admiration est fille de l'ignorance. L'âne du commun est toujours le plus mal bâté. L'appétit vient en mangeant. L'argent sert l'homme sage et gouverne le sot. L'avare crierait famine sur un tas de blé. L'avare pour vouloir dépenser peu, Dépense le double. Le bâton est le roi du monde. Le Béarnois,Feint, faux, courtois. Le besoin fait vieille trotter. Le bien cherche le bien.
Le bien commun n'a amis ni prochain.
Le bien commun n'a pas de loi, Chacun veut le tirer à soi. Le bonheur dépend presque toujours de soi. Le bonheur est dans soi, chez soi, autour de soi et au-dessous de soi. Le bonheur est là où on le place. Le bonheur est l'amorce de la témérité. Le breton menace quand il a frappé. Le cérémonial est la fumée de l'amitié. Le chien ne peut pas être chèvre, Ni le lapin devenir lièvre. Le coeur importe plus que la mine. Le déjeuner du cavalier Est la meilleure avoine du cheval. Le grand boeuf apprend au petit à labourer. Le jeu et les bouteilles rendent les hommes égaux. Le mal d'autrui n'est que songe. Le mort a le tort, Et le battu paie l 'amende doit son origine aux duels judiciaires. Le trop d'attention qu'on a pour le danger, Fait le plus souvent qu'on y tombe. Les absents ont toujours tort. Les affaires font les hommes. Les affaires se font à table. Les affaires sont ce qu'on les fait. Les amours commencent par anneaux, Et finissent par couteaux. Les batailles sont en la main de Dieu. Les battus paient l'amende. Les bonnes gens sont aisées à tromper. Les bons comptes font les bon amis. Les chirurgiens ne demandent que plaies et bosses. Les choses ne tiennent pas aux champs, Comme elle sont ordonnées en chambre. Les gens sans bruit sont dangereux, Il n'en est pas ainsi des autres. Les os sont pour les absents. Les plus accomodants sont les plus habiles. Les plus grands clercs ne sont pas les plus fins. Les présents valent mieux que les absents.
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